14/10/2011

Un fou de Bassan en convalescence à Bersillies l'Abbaye

 

 

B.A. fou 1.jpg

Samedi dernier fin d’après-midi, à Rouveroy, le fermier Jean-François Séverin aperçoit une forme blanche dans son champ. Intrigué, le fermier s’approche et découvre un oiseau de grande taille. Ornithologue dans l’âme, Jean-François examine attentivement l’oiseau effarouché : un long bec, l’oiseau est blanc, le bout des ailes est noir, l’œil est entouré de bleu. « Pas de doute », se dit Jean-François, « c’est un fou de Bassan. » Rapidement, Jean-François téléphone à son ami vétérinaire Philippe Collart, lui aussi grand amateur d’oiseau. Il lui décrit l’animal, le vétérinaire ornithologue arrive à la même conclusion. Philippe Collart se rend chez son ami et, à l’aide d’une bâche recouvre l’oiseau pour le capturer. En effet, l’oiseau est effarouché et assez sauvage. épuisé, l’animal se laisse capturer et mettre en cage.

B.A. fou 2.jpg

 

Philippe Collart explique : « C’est bien un fou de Bassan. Cet animal vient se reproduire dans les falaises qui bordent l’Angleterre, la Bretagne et la Normandie. Son milieu de vie naturelle est la pleine mer. L’oiseau vole à une altitude de plus ou moins quarante mètres, puis pique vers la surface de l’eau, il y pénètre jusqu’à une profondeur de vingt mètres. C’est de cette manière qu’il capture sa nourriture faite de merlan, hareng… L’oiseau avale sa nourriture en entier. » Philippe Collart, ami des oiseaux, recueille l’oiseau chez lui. Actuellement, « Edgard », c’est le nom attribué à l’oiseau par les enfants du vétérinaire, reprend des forces à l’abri dans un van. Trois fois par jour, Edgard reçoit deux harengs, son plat favori. Edgard, beaucoup moins effarouché semble témoigner une certaine reconnaissance envers Philippe, son sauveur : « Il ne témoigne plus de crainte quand je l’approche. Il semble avoir compris que j’étais son protecteur. Il va beaucoup mieux. »

B.A. fou 3.jpg

Philippe Collard poursuit : « Il y a eu des tempêtes en pleine mer ces derniers jours, l’oiseau a sans doute été emporté par le vent vers l’intérieur des terres et s’y est perdu. Epuisé, il est venu s’échouer chez mon ami, il ne pouvait plus retourner dans son milieu. Il a eu de la chance de tomber chez Jean-François qui se connaît en ornithologie et qui a eu le bon réflexe de me téléphoner. Dans quelques jours, il sera transféré à Virelles. Là-bas, ils ont des cages adaptées à la revalidation d’oiseaux. Une fois rétabli, Edgard sera reconduite à la côte belge où il retrouvera son milieu naturel.  » 

B.A. fou 4.jpg

B.A. fou 5.jpg

 

Commentaires

Félicitations, ça fait chaud au coeur de voir qu'il y a encore des gens qui aiment les animaux !!

Écrit par : Franky | 14/10/2011

bravo pour votre initiative.

Écrit par : refuge du Beaussart | 14/10/2011

J'habite à Percé, en Gaspésie au Québec. Je travaille pour le parc national de l'Îe-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé sur une île qui est situé en face de Percé. L'île accueille près de 110 mille oiseaux ce qui en fait la plus grande colonie de fous de Bassan au monde.

Écrit par : Gilbert Bourget | 14/10/2011

Très bel oiseau que j'ai eu l'occasion de voir en 1996 sur l'île Bonaventure à Percé (dont fait échos M. Bourget). Colonie impressionnante que celle-là. Un de mes meilleurs souvenirs de mon voyage de six semaines au Canada. Je me souviens qu'ils vivaient "en famille" avec leur petit. On dirait que le tour des leurs yeux sont peints au pinceau.

Écrit par : Isabelle | 15/10/2011

Toujours là pour aider les animaux en périls, on reconnaît bien là son amour du métier ainsi que la passion :D
Un véto à recommander quelque soit l'animal que vous ayez !

Écrit par : Mahy Vincent | 20/10/2011

Les commentaires sont fermés.